Transcription, sous-titrage, traduction

Le doublage ou le sous-titrage pour traduire une vidéo : tout comprendre !

Vidéo

Le doublage comme le sous-titrage ont chacun pour but de traduire une œuvre audiovisuelle. Ceci inclut la traduction des dialogues entre chaque interlocuteur, les commentaires (voix-off) ou encore les interviews (images d’archives par exemple). Malgré leur même objectif, les processus techniques et les rendus sont différents. Le réalisateur ou diffuseur de la vidéo traduite doit choisir la solution la plus adaptée pour captiver l’audience ciblée sans modifier l’œuvre originale. 

Nous allons donc découvrir ensemble en quoi consiste chacune des deux méthodes et en apprendre davantage quant à leurs avantages et contraintes.

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Doublage : les techniques de la postsynchronisation

processus doublage

La postsynchronisation est une technique employée lors de la postproduction de films. Elle consiste à remplacer des dialogues dont la prise de son originale n’est pas exploitable pour le mixage final d’un film.

Cette technique permet d’effectuer le doublage d’un contenu dans une langue étrangère par exemple. Cela consiste à effectuer une traduction littéraire du scénario d’origine puis l’interprétation de celle-ci. Le film devant être doublé est pris en charge par un studio de doublage. Il a plusieurs phases dans le processus de doublage.

  1. La détection représente la première étape du processus de doublage. Durant cette étape, le film entier va être décortiqué et tous les éléments qui composent le dialogue vont être notés sur une bande rythmo qui correspond à une bande horizontale défilant en bas de l’écran et comportant le texte que doivent prononcer les doubleurs ainsi que les sons, les intonations, rires ou encore réactions qu’ils doivent reproduire.

  2. Viens ensuite l’adaptation dans la langue cible. Cette phase est effectuée par un traducteur professionnel qui utilise  la bande rythmo et la transcription textuelle complète de la vidéo originale (le script en Version Originale) . Lorsqu’il dispose de toutes ces ressources, il doit adapter sa propre traduction du texte original en tenant compte de certains détails comme le mouvement des lèvres des acteurs ou encore la vitesse du débit verbal et les changements de plans..

  3. La troisième étape est la calligraphie. Cette étape simplifie le texte et ses signes sur la bande rythmo qui sera par la suite projetée à l’écran durant le film.

  4. On arrive presque à la fin du processus du doublage : l’enregistrement. L’ingénieur du son, le directeur artistique et les comédiens se réunissent dans un auditorium où est projeté le film sur lequel ils doivent effectuer le doublage. À l’aide de toutes les étapes précédentes, les comédiens commencent le doublage en adaptant au mieux leurs voix, intonations et débit de parole  à ceux des acteurs d’origine.

  5. Pour terminer, les voix des acteurs de la bande originale sont retirées pour laisser place à celle des doubleurs. Cette dernière étape se nomme mixage

Une solution à double tranchant

Le déroulement complet du processus de doublage d’un film prend du temps et est assez complexe. Cependant, l’enchaînement de toutes ces actions permet d’obtenir au final un résultat qualitatif qui satisfait au mieux les spectateurs. Le doublage est particulièrement bien adapté pour les dessins animés ou films d’animation.

Néanmoins, le doublage peut s’avérer être à double tranchant. En effet, chaque pays possède son dialecte, sa façon de parler, son intonation. Les dialogues doublés transmettent le même message mais de manière différente selon la langue parlée par les acteurs. Par exemple, les acteurs québécois et français n’ont pas la même façon de parler ou les mêmes expressions mais parlent la même langue. Lorsqu’un jeu de mot est prononcé, le doubleur ne doit pas traduire littéralement mais reformuler pour qu’il soit parfaitement assimilé par le public. Il devra donc s’adapter suivant la langue du film d’origine. Cette contrainte qui peut s’avérer compliquée pour le doubleur lorsqu’il voudra délivrer le message clairement et correctement. 

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Sous-titrage : de la création à la traduction 

Comme pour le doublage, le sous-titrage se découpe en plusieurs étapes et le dialogue original n’est pas traduit mot pour mot. Tout en gardant l’essentiel et le message voulu, le sous-titre traduit est adapté selon certaines règles.

  1. Le processus commence par la transcription. Une transcription intégrale de la version originale de l’œuvre audiovisuelle est effectuée.

  2. Ensuite, vient le repérage. Il faut  identifier les points d’entrée et de sortie du dialogue. Suite à ça, la numérotation des sous-titres et les timecodes sont ajoutées à la transcription  et seront très utiles pour la suite. Cette étape peut se faire automatiquement lors de l’export de la transcription au format sous-titre (.srt ou .vtt par exemple). Le texte est alors découpé selon des normes : nombre de lignes par sous-titre ou nombre de caractères par ligne, par exemple. 

  3. Une fois les données nécessaires récoltées, la traduction s’impose. Il s’agit alors de traduire la version originale en tenant compte de certaines contraintes. En effet, il faut être attentif au dialecte, aux expressions utilisées dans le pays d’origine et le pays ciblé. Cette vigilance survient souvent au niveau de l’humour ; comme pour le doublage, il faut parfois que le texte d’origine soit entièrement modifié pour que le message transmis soit clair pour les spectateurs visés. Pour cela, il faut faire abstraction des hésitations ou encore des fautes de langage pour obtenir un résultat fluide.

  4. La traduction laisse place à la simulation. C’est alors qu’intervient un simulateur professionnel qui est chargé de visionner le contenu dans son entièreté et effectuer, si nécessaire, les dernières corrections. Cela passe par la vérification de la synchronisation entre les paroles dites par l’acteur et les sous-titres s’affichant à l’écran. On vérifie également qu’aucune erreur de traduction n’a été commise, dans quel cas une correction s’impose. Nous disposons alors d’un fichier sous-titre (au format .srt par exemple) vérifié. Grâce à cela, nous pouvons passer à l’étape suivante en toute tranquillité.

  5. Il ne reste donc plus qu’à incruster les sous-titres sur l’image pour la diffusion. Cette ultime étape consiste à insérer physiquement les sous-titres sur le fichier vidéo. On peut y ajouter une police ou mise en forme particulière qui permet de personnaliser au mieux sa vidéo. Par exemple pour les vidéos corporate, la police ou la couleur de la marque sur le sous-titre de la vidéo permet de l’identifier très rapidement. Cela peut être utile pour les vidéos publiées sur les réseaux sociaux

À noter qu’une fois les sous-titres incrustés, on ne peut plus les modifier, d’où l’importance de la vérification.

Des normes à respecter 

Le sous-titrage requiert une importante attention autant dans le respect des normes que dans celles du dialogue original.

Ces normes concernent la découpe des phrases, la longueur des sous-titres à l’écran,  leur temps d’affichage à l’écran (ne devant en général pas dépasser les 6 secondes) ou encore le nombre de caractères par ligne (qui ne peut excéder deux lignes pour 80 caractères soit 40 caractères par ligne), ainsi que par seconde autorisés.

Il existe également des normes de diffusion des sous-titres à la télévision propres à chaque chaîne.
Le sous-titrage Sourd Malentendant (SME) ou encore l’audio-description sont encore plus spécifiques.

Deux solutions différentes pour une finalité similaire

Le sous-titrage est une méthode économique et rapide. Contrairement au doublage qui requiert la location de studios, la présence  de directeurs artistiques, ingénieurs du son et le casting de comédiens doubleurs, le sous-titrage peut se faire via un prestataire unique qui va créer le fichier sous-titre original et le traduire. Ici, l’utilisation de l’intelligence artificielle prouve son efficacité. De plus, grâce au sous-titrage, une vidéo peut être visionnée sans le son et à n’importe quel moment de la journée. Mais surtout, il ne faut pas oublier que grâce à cette solution, le référencement de la vidéo s’accroît.

Cependant, lire et regarder une vidéo en même temps demandent de l’effort et le spectateur peut passer à côté du message s’il ne lit pas entièrement le sous-titre où si au contraire il se focalise dessus et ne prête plus attention à l’image. Le doublage ne demande pas d’efforts supplémentaires de la part des spectateurs car le contenu leur est accessible dans leur langue maternelle. Cela permet donc de suivre une vidéo, un film étranger sans pour autant être focalisé sur l’écran, mais comprendre le message communiqué. Néanmoins, parfois il peut perdre de son authenticité à cause des décalages entre l’image et le son.

D’un autre côté, le doublage et le sous-titrage, sous une autre forme, permettent de satisfaire les spectateurs malvoyants pour l’un et les malentendants pour l’autre; on parle ici d’audiodescription et de SME. Ces deux méthodes ont la même finalité que le doublage et le sous-titrage basique mais sont adaptées aux personnes en situation de handicaps sensoriels.

Pour conclure, nous pouvons voir que les deux méthodes permettent, à leurs manières, de captiver le spectateur en lui délivrant le message véhiculé dans les dialogues d’origine vers la langue voulue.

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